MARCEL BETRISEY CREATIONS / PROTOTYPES / INVENTIONS        Sion / Switzerland   Phone: ++41 793801679  


…En sortant de là, vous verrez d'un tout autre oeil les objets les plus banals. Ce sera devenu normal de parler dans un pommeau de douche, normal de régler l’heure en tournant un robinet, de recharger son téléphone avec un pistolet d’essence, de lire ses CD sur une machine à coudre, de graver des vinyles à l’aide d’une brosse à dents et de composer de la musique avec un four à raclette.


Sortant de là, vous aurez vu comment un souci pouvait accoucher d’un objet. Un déshonteur contre la honte, un apéroscope contre les résolutions, une horloge pour ne surtout pas rentrer le soir, un indicateur de milieu de lit, un éviteur de gueule de bois, un pifomètre, un cadran solaire nocturne, une triple poignée de frein de moto...


Cette exposition se voulait à l'origine traversée par trois grandes lignes: les « intemporelles » (horloges), les « inécoutables » (audio) et les « inutiles ». Les intemporelles auraient dû marquer le temps qui passe, les inécoutables produire du son et les inutiles tenter d'être crédibles. Mais l'on se retrouve avec des intemporelles absurdes, des inécoutables fonctionnelles et de salutaires inutiles. Tous ces créations s'y marient sans règles ni scrupules, et l'ensemble est unique.


70 pièces y sont montrées en trois lieux durant deux mois. Certaines furent créées pour l'occasion, une dizaine ont été prêtées par des musées ou des collections privées et plus de la moitié ne fut jamais montrée en public: voici enfin la seule opportunité de les découvrir réunies ensemble.


Une exposition dédiée à ceux qui n'osent jamais en visiter, aux enfants, aux vieilles dames, à ceux qu’aucun sens critique n'empêche de savourer les choses. Ca sent bien un peu la bière tiède, les résolutions passées, le tabac froid et les espoirs éventés... Il y a là de quoi rire, de quoi se gratter le crâne et surtout de quoi être délicieusement consterné par un improbable mélange d’horlogerie, de science, de dérision et d’humanité.


Le coeur de l'exposition se situe à la galerie de la Grenette, et les deux cerises sur le gâteau en sont les Arsenaux et le café. Ceux qui n'ont que peu de temps disponible devraient visiter de préférence la galerie. Les autres commenceront par se faire intriguer aux Arsenaux, continueront à la galerie pour en prendre plein les mirettes et finiront au café pour se remettre les pendules à l'heure. Les Arsenaux et les Grenettes ne sont qu'à 8 minutes à pied de la gare, et il faut compter 5 minutes à entre les deux. A déguster sans trop de modération car il n'y en aura pas d'autres.


Un dernier détail: Toutes les explications sur chaque pièce exposée ont été imprimées dans 29 différents journaux que l'on peut choisir à l'entrée.  29 journaux: autant de créations uniques imaginées par 29 étudiants graphistes de l'Edhéa. Une expo dans une triexpo, en somme...